Affaire sextape à Labé : Des échauffourées enregistrées dans plusieurs écoles

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Depuis samedi dernier, le lendemain de la publication sur les réseaux sociaux d’une sextape impliquant des élèves de la commune urbaine, les cours sont perturbés dans plusieurs écoles de Labé. Des jeunes qui estiment que les filles ternissent l’image de l’école, descendent dans les rues pour manifester. Samedi, des manifestations sporadiques ont été enregistrées et la même situation a été vécue depuis jusqu’aujourd’hui, a constaté sur place Guineenews.
Des manifestations perturbent les cours dans plusieurs écoles de la place où des élèves venus de nulle se profèrent des invectives et se jettent des pierres. Souvent, on enregistre des blessés et des dégâts matériels. «Nous avons enregistré des blessés au niveau du collège Konkola ici. Sur le plan matériel il n’y a pas de dégâts sauf quelques feuilles de tôles qui sont percées par les pierres », nous a déclaré Mamadou Mouctar Barry, le directeur des études au collège Konkola.

Dans le voisinage direct de Konkola, le complexe scolaire privé Saint André lui a perdu la toiture d’un bâtiment, selon Dynamo Dirinan, professeur dudit établissement: « nous on a perdu complètement la toiture d’un bâtiment c’est-à-dire celui qui abrite les sciences expérimentales. Par ailleurs, il y a eu des dispositions qui ont été prises pour sécuriser les alentours des concessions scolaires. Ce matin, nous avons même monté les drapeaux avec la délégation de l’IRE (l’inspection régionale de l’éducation) et de la DPE (direction préfectorale de l’éducation) » soutient-il.

A l’inspection régionale de l’éducation de Labé, Laye Keita, le chef de la section pédagogie a également livré son bilan : « il y a un élève qui a été arrêté par les forces de défense et de sécurité. Pour ce qui est des blessés, on a enregistré un lycéen blessé au niveau de saint André ainsi que le gardien du groupe scolaire Hadja Hafsatou du côté de Daka qui est également blessé. On a eu des informations d’abord à partir du collège Hoggo M’bouro où deux filles étaient impliquées. Avec toute la pédagogie du principal, ces filles ont été identifiées et ont répondu à leurs préoccupations. Finalement, on a compris qu’il y a une autre qui est entièrement impliquée dans la situation parce que de nos jours, elle a déjà pris la fuite » rapporte ce cadre de l’éducation.

Face à l’ampleur que le phénomène est en train de prendre d’une école à une autre, les responsables ont jugé utile de se retrouver en urgence. De réunion en réunion, des dispositions ont été prises. « Il faut d’abord sensibiliser ; donc nous sommes en train de sensibiliser. Après cette sensibilisation j’ai demandé le concours des chefs de quartier qui étaient également présents à cette réunion, l’APAE (association des parents et amis de l’école) était également présente. Au-delà de ça, les forces de sécurité sont en alerte maximale. Tout élève pris devant une école ou en attroupement ou dans la rue en train de se rendre justice, parce que ces filles là ont été cité l’intéressé sera arrêté et déféré » affirme Laye Keita.

Par ailleurs, il faut signaler qu’il a fallu une intervention musclée des forces de sécurité pour disperser les élèves qui étaient dans les rues ce mercredi matin.