Conakry : Pneus brûlés, circulation bloquée, commerces fermés…l’Axe sous tension!!!

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-Les heurts qui ont éclaté mardi 05 juillet 2022 sur l’axe Hamdallaye, Bambéto, Koloma, dans la commune de Ratoma, se poursuivent.
Depuis hier nuit, des jeunes irrités contre l’arrestation des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) manifestent sur l’Autoroute « Le Prince », où la circulation est entièrement paralysée.
Les traces des violences sont visibles sur la chaussée où des huiles moteurs et des ordures ont été déversées, par des jeunes mécontents qui ont aussi incendié des pneus sur le goudron. Même arrêté de loin, on aperçoit une épaisse fumée noire qui se dégage vers le marché Koloma.

Des scènes d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont été signalés dans cette zone réputée très chaude pendant les manifestations à Conakry.
Les protestataires exigent la libération sans conditions de Oumar Sylla alias Foniké Menguè, Billo Bah et l’artiste Djani Alfa, arrêtés brutalement mardi alors qu’ils animaient une conférence de presse au siège du FNDC.

Dans la matinée de ce mercredi, 06 juillet 2022, la tension est montée d’un cran dans la zone alors que les courses-poursuites s’étaient poursuivies jusque tard la nuit.
Entre Koloma et Bambéto, la circulation est perturbée à cause des violents accrochages entre manifestants et forces de l’ordre. Toutes les activités sont paralysées sur ce tronçon.
Dans cette atmosphère tendue marquée par des jets de pierre et des tirs de gaz lacrymogènes, il est difficile pour les automobilistes et piétons de circuler en toute sécurité. Car, c’est le sauve qui peut en pareille circonstance.
Pour éviter d’être victime de pillages -comme c’est souvent le cas-, des commerçants et autres ont cadenassé leurs boutiques situées au bord de la voie principale, où s’affrontent manifestants et agents de maintien de l’ordre.
« Le matin nous étions sortis pour ouvrir nos magasins de commerce, pensant que le calme allait perdurer. Mais les affrontements ont vite recommencé. La police a jeté des gaz lacrymogènes, on a vite fermé pour fuir.
C’est compliqué parce qu’on est à quelques jours de la fête. Si on n’écoule pas nos marchandises, nous risquons d’enregistrer beaucoup d’invendus. Ce qui n’est pas en notre faveur », explique un commerçant qui a sa boutique au marché Koloma.

Africaguinee.com