Paris : un restaurant chic accusé de racisme après avoir refusé l’entrée à des femmes noires dont une Guinéenne     

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L’établissement situé sur la célèbre avenue Montaigne a présenté ses excuses aux clientes concernées et affirmé qu’il s’agit d’un « acte isolé ».
Vidéo à l’appui, trois jeunes femmes ont accusé, mercredi 20 juillet, le Manko, un restaurant parisien, de racisme, après avoir été interdites d’entrée dans l’établissement, malgré une réservation.

Tout commence samedi 16 juillet. Sur les images, publiées sur le réseau social TikTok, les jeunes femmes, qui s’expriment en français et en anglais, apparaissent très apprêtées, maquillées et portant des chaussures à talon. Elles se présentent devant l’établissement situé sur la célèbre avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris, mais se voient interdire l’accès par le vigile, au prétexte qu’elles ne portent pas de tenues « de soirée ».

« C’est ma première expérience de racisme »

A contrario, on peut voir sur les mêmes images que des personnes blanches pénètrent sans difficulté dans l’établissement et ne sont pas soumises à un contrôle strict de leur tenue vestimentaire. Au moment de l’arrivée d’un couple de personnes noires, tout aussi bien habillées, l’agent de sécurité leur refuse également l’entrée. « La seule raison qu’il a pu trouver, c’est que le gars porte un jogging Gucci », écrit la jeune femme qui a partagé la vidéo sur TikTok. Cette dernière n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.
« Ça existe pour de vrai…  », soupire une des jeunes femmes que l’on entend sur la vidéo. Et d’ajouter que « c’est [s]a première expérience de racisme ».
Après la diffusion des images, qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux, le Manko a publié un communiqué, présentant « ses excuses »« Suite à l’incident survenu samedi soir à Paris, le Manko présente ses excuses. Manko respecte une charte de valeurs qui prônent l’égalité, le respect, la tolérance et la bienveillance de toutes et tous. Les sanctions nécessaires ont été immédiatement prises et de façon permanente », a fait savoir la (…) lire la suite de l’article sur Le Monde