Depuis sa nomination à la tête de l’Agence nationale d’aménagement des infrastructures minières (ANAIM), le 19 avril 2024, Aly Damalaye Condé porte une ambition stratégique : moderniser les infrastructures minières, améliorer la gouvernance de l’institution et renforcer la compétitivité du secteur minier guinéen. Entre réformes organisationnelles, projets structurants et reconnaissance africaine, son leadership s’inscrit dans une dynamique de transformation.
Dans un pays où les ressources minières constituent l’un des principaux moteurs de l’économie, la modernisation des infrastructures représente un enjeu majeur. Chemins de fer, installations portuaires, équipements industriels et infrastructures sociales sont autant de leviers indispensables pour accompagner la croissance du secteur. C’est dans ce contexte qu’Aly Damalaye Condé conduit l’action de l’ANAIM, avec la responsabilité de renforcer la performance d’une institution au cœur des enjeux logistiques et industriels de la Guinée.
Des réformes pour une administration plus performante
Sous sa direction, l’ANAIM s’est engagée dans une dynamique de structuration et d’amélioration de ses mécanismes de gestion. L’élaboration d’outils de procédures, la mise en place d’instruments de suivi de la performance et le diagnostic stratégique et opérationnel participent à cette volonté de modernisation.
L’objectif est de renforcer la transparence, d’améliorer l’efficacité administrative et d’optimiser la gestion des infrastructures placées sous la responsabilité de l’Agence. La mise en ligne de son site officiel et le renforcement de sa présence dans les zones minières traduisent également une volonté de rapprocher l’institution de ses partenaires et de ses interlocuteurs.
La mutualisation des infrastructures, un choix stratégique
L’un des enjeux majeurs de la modernisation minière réside dans l’utilisation optimale des infrastructures existantes. À ce titre, la mutualisation des équipements ferroviaires et portuaires constitue un axe important de développement.
L’ouverture des infrastructures à plusieurs opérateurs, dans le respect des accords applicables, peut favoriser une meilleure exploitation des capacités disponibles, réduire les contraintes logistiques et améliorer la compétitivité des activités minières. Les projets portuaires envisagés, notamment à Konta, Guème Saint-Jean et Koufin, s’inscrivent dans cette perspective de développement des capacités logistiques nationales.
Cette orientation répond à un défi fondamental : accompagner l’expansion des activités minières sans perdre de vue les exigences d’efficacité, de coordination et de durabilité.
Une distinction africaine qui met en lumière son parcours
Le leadership d’Aly Damalaye Condé a également bénéficié d’une reconnaissance à l’échelle continentale. En novembre 2025, à Kigali, au Rwanda, il a reçu, selon les informations publiées à ce sujet, le Prix africain de développement (PADEV), dans la catégorie de meilleur manager institutionnel du secteur minier.
Cette distinction constitue un signe de reconnaissance de son engagement professionnel. Elle met également en lumière les responsabilités croissantes des dirigeants d’institutions publiques dans la transformation économique du continent. La participation aux grandes rencontres internationales du secteur minier, notamment l’African Mining Indaba, contribue par ailleurs à inscrire les enjeux guinéens dans les débats sur l’avenir de l’industrie extractive africaine.
La modernisation au service du développement humain
Au-delà des infrastructures directement liées à l’exploitation minière, les projets sociaux suivis par l’ANAIM illustrent l’importance des équipements collectifs dans les zones minières. Les initiatives concernant les structures sanitaires de Kamsar, le centre de santé de Filima et les logements à Kolaboui témoignent de la nécessité de prendre en compte les besoins des travailleurs et des communautés riveraines.
Car la performance d’une institution ne se mesure pas uniquement à la qualité de ses équipements, mais aussi à sa capacité à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et à la création d’un environnement favorable au développement local.
Un leadership face aux défis de demain
Pour Aly Damalaye Condé, le chantier de la modernisation demeure considérable. La concrétisation des projets structurants, la maintenance des équipements, la maîtrise des coûts, la qualité de la gouvernance et la mesure des retombées économiques constituent des exigences essentielles pour inscrire les réformes dans la durée.
À la tête de l’ANAIM, Aly Damalaye Condé est ainsi attendu sur un objectif majeur : faire de la modernisation des infrastructures minières un véritable levier de compétitivité, d’attractivité et de développement pour la Guinée. Dans un secteur aussi stratégique, les distinctions honorent les parcours, mais ce sont les résultats durables, la qualité des infrastructures et les bénéfices pour la nation qui donnent toute sa portée à l’action publique.
Eugène Capi Balamou pour référenceguinee.net




