La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu une décision favorable à l’entrepreneur Sékou Kaké et à sa société SOGEFEL SARL, en ordonnant la mise hors de cause de plusieurs biens immobiliers liés au dossier de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané.
Le jeudi 15 octobre 2026, la Chambre des appels de la CRIEF a ordonné la mise hors de cause de plusieurs propriétés revendiquées par Sékou Kaké et sa société SOGEFEL SARL. Ces biens avaient été confisqués au profit de l’État guinéen dans le cadre de la condamnation de Dr Mohamed Diané, prononcée le 18 décembre 2024 par la chambre de jugement de cette juridiction.
Les propriétés concernées sont notamment situées à Almamya, Nongo, Lambanyi et dans le quartier Cameroun, à Conakry.
Estimant détenir des droits légitimes sur ces immeubles, l’homme d’affaires avait engagé une procédure judiciaire par l’intermédiaire de ses avocats afin d’obtenir leur retrait du périmètre des biens confisqués. La décision rendue le 15 octobre constitue ainsi une issue favorable à cette démarche.
Une deuxième victoire judiciaire pour Sékou Kaké
Cette décision intervient après un premier succès judiciaire enregistré par l’entrepreneur le 30 juillet 2026. À cette date, la Chambre des appels de la CRIEF l’avait relaxé des accusations de blanchiment aggravé de capitaux et d’association de malfaiteurs, dans le cadre du contentieux lié aux biens concernés.
Au cours des audiences, plusieurs témoins, dont Moustapha Naïté et un représentant de la Banque Populaire Maroco-Guinéenne, avaient apporté des éléments relatifs à la régularité des opérations d’acquisition des propriétés revendiquées par l’entrepreneur.
Avec cette nouvelle décision, Sékou Kaké et SOGEFEL SARL enregistrent une avancée supplémentaire dans la défense de leurs intérêts patrimoniaux.
D’autres propriétaires et une société également concernés
La décision de la Chambre des appels ne se limite pas aux biens revendiqués par Sékou Kaké et SOGEFEL SARL. Elle concerne également des propriétés revendiquées par Aboubacar Aïssata Diallo et Mamadi Doumbouya, ainsi que celles de la société Diaouné et Frères.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le contentieux immobilier consécutif à la condamnation de l’ancien ministre Dr Mohamed Diané. Elle intervient dans un dossier où la question de la propriété des biens confisqués et des droits des tiers continue d’occuper une place centrale.
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